Professionnel en l'art de garder son calme en toutes circonstances ( j’viens d’atteindre l’apogée de l’ironie en 1 phrase), il n'est pas toujours évident d'ignorer la remarque à la con que Charles a osé faire, ni l'attitude lourde et insistante de Carrie-Anne avec son chewing gum tout au long de la soirée.
En général, il vous est facile de les moucher, de leur dire merde, voire de leur coller votre poing dans la gueule.
Mais ce soir, il est de votre intérêt de demeurer calme : vous n'pouvez pas pourrir l’anniversaire de votre pote, vous ne voulez pas vous afficher, ni vous, ni votre petit( e)-ami( e), ...
Conseils et idées pour prendre sur vous :
Vous avez un appareil photo? Bien sûr.
Apprenez à vous en servir à bon escient: prendre de magnifiques photos de Carrie-Anne complètement allumée, après l'avoir supportée dans ses descentes de Rhum-Coca et fait appel à l'assistance retouche-nez de Photoshop, pour ensuite les transférer sur l'ensemble des réseaux sociaux en prenant soin de taper son nom et prénom à plusieurs reprises, accompagné de mots clés appropriés ( alcool, saoul, sobriété, drogue) afin qu'une simple recherche Google puisse diriger l'ensemble de la planète sur les clichés.
Tout ceci l'air de rien: ce ne sont que les souvenirs de votre soirée.
Il ne s'agit pas de revanche ici attention, mais de ménager votre patience et de ne pas perdre votre soirée.
N’hésitez pas à en faire un peu de trop ; pour vous évitez le moment où instinctivement, vous casseriez la flûte à champagne et vous la planteriez directement dans la gorge:
- prise de congés: "j'vais prendre un verre" (oui, il se fait soif), "où sont les toilettes", "un peu d'air ne m’fera pas de mal", "faut q'jy aille, j'ai poney" (cette excuse est bien souvent sous-estimée, t’imagines pas le nombre de personnes qui font du poney), " j’ai oublié mes médicaments " ( évitez l’excuse après 3 Jack Daniels)
- il vous est impossible d’interrompre la conversation ou d’y glisser un mot afin de dégagez, d’autant plus que Charles coupe la parole à tout le monde : situation délicate.
Faites semblant d'observer quelque chose avec une insistance inquiétante jusqu'à ce qu'on vous demande ce que vous regardez.
L'imagination doit suivre. Une fois parlé, prenez congé.
En cas de panne d’inspiration, froncez les sourcils, regardez une des personnes fixement pendant quelques secondes et soufflez un « excusez moi, euh, il faut q’j’y aille » ( le ‘euh’ est über important, c’est ce qui fait qu’il vous arrive un truc tellement 'de malade' que vous n’savez pas comment l’expliquer, qu’il ne sert à rien, ne serait-ce que, d’ entamer une explication car il est déjà trop tard, et puis vous ne voulez pas gâcher la soirée à tout le monde, surtout.)
- narrez une histoire totalement inintéressante en semblant croire en l'importance vitale de ce que vous racontez: à coup sûr, personne n'osera vous couper. Au mieux, on vous abandonne.
ex: "j'ai acheté une couette incroyablement qualitative", détaillez l'aspect, le rendu, les sensations et émotions lors de l’achat et du 1er contact, l'incroyable douceur. Prenez garde toutefois, à ne pas être trop flagrant dans votre foutage de gueule, on s’laisse vite dépasser…
Voyez à long terme, demain vous n’les aurez plus en face de vous.
Ce n'est qu'une période de temps donnée qui s'achèvera.
Et dans quelques années, Charles sera marié à l'amie de la famille : Anne-Charlotte, aura une ribambelle de petits Charles juniors alors qu’au fond il était gay.
Carrie-Anne sera re-mariée, si tout va bien, avec Jean Claude Van Damme, et ils auront des discussions prenantes sur le fait que c’est t’horrible ce qui se passe en Afrique noire, que le Sida c’est vraiment pas sympa, et que la drogue, c’est pas beau.
Après, si vous ne supportez plus leurs faces, moi j’peux rien faire d’autre.
Parce que y’a pas qu’eux sur Terre. Donc vous arrêtez de vous plaindre, vous la fermez et vous prenez un peu sur vous.
Voilà. Bien à vous.
_
histoires des gens et de moi. De moi avec les gens. Des gens qui sont quand même un peu cons, disons le clairement.
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samedi 12 février 2011
jeudi 9 décembre 2010
2012 ou ma soirée snow-psycho-death sur autoroute
"Oh il neige": ça a commencé comme ça...
"Oh ben il neige bien, hein", ça a continué comme ça...
"Oooh, c'est la tempête", la suite...
"Oh mais putain c'est quoi l'délire", fin...
(ndlr,cad moi:Je suis pas du genre à discuter météo, parce que j'ai pas encore 70 ans et une hanche en plastique, mais là, c'est carrément utile pour la suite.)
Je prends la route, il est 17h01. Je tourne à la 1ère à droite et je patine direct sur la neige. Je zigzague dans la rue comme un gogol dans une auto-tamponneuse sans vraiment contrôler le volant. Non, je ne suis pas seul sur la route. En fait, j'emmerde les gens plus qu'autre chose. Mais comme c'est chacun sa merde, les gens ont envie de rentrer chez eux: c'est bon, ils se sont déjà farci 10 minutes de voiture quoi. La pauvre merde ambulante que j'étais se rangea alors sur le côté...3 fois d'affilée afin de permettre la circulation au reste de la planète, pendant que je m'occupais à éviter poteaux, boites aux lettres et autres enfants sur les trottoirs.
Ca c'était pas fun-délire, mais c'était rien.
Non parce qu'après avoir monté ce qui m'a semblé être la réserve mondiale de vaseline, ben y'avait les autres voitures "tamponneuses" qui avaient déjà commencé à jouer sans moi!
Ni une, ni 2...ni 3 non plus d'ailleurs...ni 4, j'm'y jette!
J'arrive sur la piste de jeu autoroutière qui s'enneige à environ 1cm/5min. Biensûr, ce n'est pas dégagé, parce que: "saler les routes, ben ça affecte la nappe fréatique"...
Argument de force pour lequel je me permets de rajouter qu'il faudrait arrêter la vente d'armes parce que ça tue des gens, mais aussi interdire l'utilisation de tout appareil électrique car jamais 100% recyclables, abattre toutes les vaches qui pètent parce que ça déglingue la couche d'ozone.
Biensur au délà du sel, on se cogne de savoir que les centrales nucléaires réduisent ton espérance de vie de 98% ou que les l'émulsifiant E311 de ton jus d'orange te provoque une atrophie des reins.
Ici, ce à quoi le gouvernement pense, c'est de veiller que l'eau que tu vas absober est bonne pour toi...Alors qu'il est fort possible que tu n'aies plus jamais l'occasion de te déshaltérer. En tous cas les survivants ne feront pas de rétention d'eau.
Mais sans sel la fête fut plus folle. Parce que, tu vois, même à 3km/h, tu sens que si tu oses frôler la pédale du milieu (que je n'arrive encore pas prononcer) ben, ta voiture, elle dégage dans le décor; ou si t'as d'la chance, dans un beau décor( non, parce que soyons juste, c'est beau la neige!)
Donc ça, ça te provoque une petite tension permanente, et grandissante. C'est plutôt positif, parce que ça te tient éveillé et attentif. Mais c'est aussi cette même tension qui te fera cligner de l'oeil ou hocher la tête à vitesse constante sans q'tu puisses en avoir le moindre contrôle.
Cependant, avant d'en arriver à ça, y'a les animateurs radio qui auront tenté de me "rassurer".
J'mets des guillements parce que les mecs ils savaient pas quoi dire: ils ont omis d'avoir la descence de pas préciser qu'ils étaient heureux de pas être sur la route et "oh mon dieu que c'est horrible dehors, je sais pas comment c'est possible"...
Alors après avoir fait un point info qui fut aussi bref que: " tout est bloqué, c'est chaotique", (ce qui, soit dit en passant, te fait te poser des questions sur le parcours professionnel de ces individus), et ben ils ont eu l'idée grandiose de nous faire un remix de la chanson des Black Eye Peas "Barbara Streisand" en remplaçant "Barbara Streisand" par le terme, ô combien pertinent, de "perséverez".
Mais attends, avec le bonus d'avoir été en langue allemande('Halten sie durch' pour les germanophones) puisque je suis devenu un inconditionnel de la radio allemande ( oui je sais, no comment), ce qui rendait la chanson motivante à s'en percer la rate.
Voilà, là tu te sens incompris, abandonné dans ton pot de yaourt où tu fumes de façon rationnée depuis maintenant 4h et attends le bord de l'évanouissement pour manger un morceau de la barre de céréales que tu te félicites d'avoir emportée.
Mes compagnons de jeux l'avaient compris( qu'on était incompris) et se sont subitement mis à abandonner leurs véhicules...sur l'autoroute, la voie de gauche, c'est plusss drôle pour jouer, ça fait des obstacles en plus des camions citerne.
Les voilà partis à pied vers la station service la plus proche...
Le paysage me rappelle les films catastrophes: enfants enlacés par des parents marchant difficilement dans la neige, sans savoir quand, ni même si ils y arriveront...Leur souffle est long à en juger par la fumée...Les camions sont en travers de la route,nombreux, eux aussi abandonnés.
(ça tient en haleine ce passage hein? Là tu sens qu'il va se passer un truc, non? Si, allez.)
Certaines voitures ( dont la mienne) s'aventurent à slalomer entre les engins, le risque et le danger se font ressentir dans cet enfer blanc et criant de silence.
Mais parmi eux, y'a Michelle: l'automobiliste devant moi, qui était au bout de son record personnel de rétention d'uriner et qui craque: elle baisse le pantalon et le spectacle au devant de mes phares s'offre à moi: Michelle fait pipi. Splendide... C'est p't'être difficile à coire, mais là, c'était le moment "je pense que je vais mourir" de la soirée.
Les glissades, sueurs froides et autres verglas de la suite n'en furent que plus faciles.
Au fur et à mesure, j'me suis transformé en robot qui ne pouvait accomplir qu'un seul objectif: rentrer!
...Et fumer aussi quand même
...ah, et remarquer nos amis les kékés se prenant pour des Sébastien Loeb sur la bande d'arrêt d'urgence et qui de manière surprenante conservent intact et ce malgré la situation, ce côté "t'as vu comment je gère comme un pro et q'j'ai l'air d'un con avec mon faux air patibulaire, parce qu'au final j'vais m'taper le prochain sapin au tournant" sur leur visage...
Alors accompagné de la musique " halten sie durch", avec Michelle, le non-sel, le verglas, camions citernes et les naufragés/tarés de l'A31, j'ai poursuivi jusqu'à ma maison.
Certains n'y sont jamais arrivés, et ça c'est pas cool pour eux.
"Je pouvais encore tout faire
Désarmer cet absurde ballet
Mais que ne vienne jamais
Jamais le jour d'après" ( paroles C.Badi)
_
"Oh ben il neige bien, hein", ça a continué comme ça...
"Oooh, c'est la tempête", la suite...
"Oh mais putain c'est quoi l'délire", fin...
(ndlr,cad moi:Je suis pas du genre à discuter météo, parce que j'ai pas encore 70 ans et une hanche en plastique, mais là, c'est carrément utile pour la suite.)
Je prends la route, il est 17h01. Je tourne à la 1ère à droite et je patine direct sur la neige. Je zigzague dans la rue comme un gogol dans une auto-tamponneuse sans vraiment contrôler le volant. Non, je ne suis pas seul sur la route. En fait, j'emmerde les gens plus qu'autre chose. Mais comme c'est chacun sa merde, les gens ont envie de rentrer chez eux: c'est bon, ils se sont déjà farci 10 minutes de voiture quoi. La pauvre merde ambulante que j'étais se rangea alors sur le côté...3 fois d'affilée afin de permettre la circulation au reste de la planète, pendant que je m'occupais à éviter poteaux, boites aux lettres et autres enfants sur les trottoirs.
Ca c'était pas fun-délire, mais c'était rien.
Non parce qu'après avoir monté ce qui m'a semblé être la réserve mondiale de vaseline, ben y'avait les autres voitures "tamponneuses" qui avaient déjà commencé à jouer sans moi!
Ni une, ni 2...ni 3 non plus d'ailleurs...ni 4, j'm'y jette!
J'arrive sur la piste de jeu autoroutière qui s'enneige à environ 1cm/5min. Biensûr, ce n'est pas dégagé, parce que: "saler les routes, ben ça affecte la nappe fréatique"...
Argument de force pour lequel je me permets de rajouter qu'il faudrait arrêter la vente d'armes parce que ça tue des gens, mais aussi interdire l'utilisation de tout appareil électrique car jamais 100% recyclables, abattre toutes les vaches qui pètent parce que ça déglingue la couche d'ozone.
Biensur au délà du sel, on se cogne de savoir que les centrales nucléaires réduisent ton espérance de vie de 98% ou que les l'émulsifiant E311 de ton jus d'orange te provoque une atrophie des reins.
Ici, ce à quoi le gouvernement pense, c'est de veiller que l'eau que tu vas absober est bonne pour toi...Alors qu'il est fort possible que tu n'aies plus jamais l'occasion de te déshaltérer. En tous cas les survivants ne feront pas de rétention d'eau.
Mais sans sel la fête fut plus folle. Parce que, tu vois, même à 3km/h, tu sens que si tu oses frôler la pédale du milieu (que je n'arrive encore pas prononcer) ben, ta voiture, elle dégage dans le décor; ou si t'as d'la chance, dans un beau décor( non, parce que soyons juste, c'est beau la neige!)
Donc ça, ça te provoque une petite tension permanente, et grandissante. C'est plutôt positif, parce que ça te tient éveillé et attentif. Mais c'est aussi cette même tension qui te fera cligner de l'oeil ou hocher la tête à vitesse constante sans q'tu puisses en avoir le moindre contrôle.
Cependant, avant d'en arriver à ça, y'a les animateurs radio qui auront tenté de me "rassurer".
J'mets des guillements parce que les mecs ils savaient pas quoi dire: ils ont omis d'avoir la descence de pas préciser qu'ils étaient heureux de pas être sur la route et "oh mon dieu que c'est horrible dehors, je sais pas comment c'est possible"...
Alors après avoir fait un point info qui fut aussi bref que: " tout est bloqué, c'est chaotique", (ce qui, soit dit en passant, te fait te poser des questions sur le parcours professionnel de ces individus), et ben ils ont eu l'idée grandiose de nous faire un remix de la chanson des Black Eye Peas "Barbara Streisand" en remplaçant "Barbara Streisand" par le terme, ô combien pertinent, de "perséverez".
Mais attends, avec le bonus d'avoir été en langue allemande('Halten sie durch' pour les germanophones) puisque je suis devenu un inconditionnel de la radio allemande ( oui je sais, no comment), ce qui rendait la chanson motivante à s'en percer la rate.
Voilà, là tu te sens incompris, abandonné dans ton pot de yaourt où tu fumes de façon rationnée depuis maintenant 4h et attends le bord de l'évanouissement pour manger un morceau de la barre de céréales que tu te félicites d'avoir emportée.
Mes compagnons de jeux l'avaient compris( qu'on était incompris) et se sont subitement mis à abandonner leurs véhicules...sur l'autoroute, la voie de gauche, c'est plusss drôle pour jouer, ça fait des obstacles en plus des camions citerne.
Les voilà partis à pied vers la station service la plus proche...
Le paysage me rappelle les films catastrophes: enfants enlacés par des parents marchant difficilement dans la neige, sans savoir quand, ni même si ils y arriveront...Leur souffle est long à en juger par la fumée...Les camions sont en travers de la route,nombreux, eux aussi abandonnés.
(ça tient en haleine ce passage hein? Là tu sens qu'il va se passer un truc, non? Si, allez.)
Certaines voitures ( dont la mienne) s'aventurent à slalomer entre les engins, le risque et le danger se font ressentir dans cet enfer blanc et criant de silence.
Mais parmi eux, y'a Michelle: l'automobiliste devant moi, qui était au bout de son record personnel de rétention d'uriner et qui craque: elle baisse le pantalon et le spectacle au devant de mes phares s'offre à moi: Michelle fait pipi. Splendide... C'est p't'être difficile à coire, mais là, c'était le moment "je pense que je vais mourir" de la soirée.
Les glissades, sueurs froides et autres verglas de la suite n'en furent que plus faciles.
Au fur et à mesure, j'me suis transformé en robot qui ne pouvait accomplir qu'un seul objectif: rentrer!
...Et fumer aussi quand même
...ah, et remarquer nos amis les kékés se prenant pour des Sébastien Loeb sur la bande d'arrêt d'urgence et qui de manière surprenante conservent intact et ce malgré la situation, ce côté "t'as vu comment je gère comme un pro et q'j'ai l'air d'un con avec mon faux air patibulaire, parce qu'au final j'vais m'taper le prochain sapin au tournant" sur leur visage...
Alors accompagné de la musique " halten sie durch", avec Michelle, le non-sel, le verglas, camions citernes et les naufragés/tarés de l'A31, j'ai poursuivi jusqu'à ma maison.
Certains n'y sont jamais arrivés, et ça c'est pas cool pour eux.
"Je pouvais encore tout faire
Désarmer cet absurde ballet
Mais que ne vienne jamais
Jamais le jour d'après" ( paroles C.Badi)
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dimanche 14 novembre 2010
SAW XIII: J'ai été au Supermarché un samedi après-midi
Il est 13H30, nous sommes samedi, je suis un peu en retard sur mon programme. Il faut que j'aille en courses, j'avais oublié. Je prends la voiture.
Ô grande idée! J'arrive et j'ai déjà envie de m'autostranguler en arrivant sur le parking...Oui, c'est SAMEDI et il est 14h...
Alors après m'être garé sur le parking annexe 18 et avoir marché environ 10 minutes, j'arrive aux portes du supermarché, une liste bien précise dans la main, et j'me dis "faisons court"(....j'suis sorti à 16h.)
Besoin d'essuie-glaces: j'me renseigne donc auprès du vendeur: il me regarde , presque inquiet.....(Parce qu'un samedi après midi, c'est le défilé toute saison des familles: papa/maman, enfants, grands parents, cousins, animaux, tout sourire...)
" Oui j'suis tout seul. J'fais mes courses. Non, mes enfants ne sont pas malades à la maison. Ma femme n'est pas en voyage d'affaire. Je ne suis pas récemment séparé, ni divorcé, ni veuf, je ne fais pas l'objet de mesures d'éloignements spéciales. Ma femme n'est pas retenue en otage au Tadjikistan par des militants indépendantistes d'Al Quaida et n'a pas, non plus, contracté la lèpre à la suite d'un voyage humanitaire dans les provinces éloignées du Chili : je fais juste mes courses pour MOI".
Le vendeur ne s'en remettra pas.
La magasin pullule de familles "ultrabright" aux parents sans autorité ou à la recherche de l'image d'Epinal qui par conséquent ne voudront pas paraître impatients avec leurs enfants en leur demandant:
- d'arrêter d'émettre des cris over stridents à ultrasons qui te font directement te figer et penser aux pires films d'horreur que tu as vus et que tu es soudainement prêt à reproduire à outre mesure.
- de ne pas se rouler au sol dans les allées centrales en se tabassant, pleurant tellement fort que mère Térésa en personne leur perforerait la gorge sans la moindre hésitation...
Inspiration profonde, je continue la tête haute, couteau au poing.
Je me surpends à croiser des familles qui font une consommation directe sur place des produits en magasins, les emballages et détritus cachés dans le même rayon ou laissés au vu de tous. Je m'attends donc à voir des gens pickniquer au rayon fuits et légumes, voire à dresser une table et allumer un barbecue, mais serai déçu sur ce point.
J'avance dans les rayons et je me concentre sur ma liste, tout en engageant une bataille de caddy avec Mamie et Papi ( qui n'ont malheureusement pas eu une seconde dans leur emploi du temps de retraité pour venir faire leur course la semaine entre 9h à 20h, mais pensent sûrement plus mâlin de venir aujourd'hui et ainsi contribuer au grand rassemblement d'explosion des nerfs)...
J'approche de la fin. Je m'approche de la caisse et culbute un enfant au passage, il ne pleure pas car il a deviné dans mes yeux que c'était dans son intérêt...
Voilà. Alors...Je n'ai pas rejoins le groupe " pour ceux qui choisissent TOUJOURS la mauvaise file au supermarché" sur Facebook, pour rien:
A mon arrivée en caisse, j'ai l'habitude de regarder les gens aux autres caisses au même niveau que moi: j'gagne jamais...
C'est presque mon tour, j'ai eu le temps d'entendre MALHEUREUSEMENT les conversations de vie des gens devant ET derrière moi et j'entends alors la caissière :
" Laissez passer la femme enceinte!!"...
Je me retiens de dire non et de faire la remarque à la future mère, qui se plaind du monde et de sa condition, que ce n'était surement pas le meilleur moment de la semaine pour faire les courses alimentaires pour apparemment une vingtaine de personnes: si elle n'avait pas acheté de sac de ciment, elle avait cependant choisi les articles les plus imposants du magasin: 2 pack d'eau ( bouteilles 2 litres), lait, lessive format éco 10kg...Elle avait du oublier le sac de terreau.
Biensur, elle fait des grimaces, la caissière semble la plaindre, moi j'ai plutôt envie d'appeler l'assistante sociale, voire une équipe d'IVG...
C'est enfin à moi, j'me demande si la caissière ne va pas m'annoncer qu'elle ferme sa caisse, ou faire une crise d'apoplexie, partir en pause ou ne pas arriver à lire le code barre de mon camembert et d'appeler au micro le "roller" qui se sera ouvert l'arcade en trébuchant sur le caddy de papi/mamie...
Mais non: je passe à la caisse, je paie, je récite à voie haute un AVE MARIA et un NOTRE PERE. Je retourne à l'annexe 18 et je rentre me flageller d'avoir eu l'idée merveilleuse de venir au supermarché au moment où le gratin des supermarqueurs s'était donné RDV.
Mais tout va bien, j'vais pouvoir revoir mes proches et mes amis, cet affreux "côôchemar" est enfin terminé.
Quelqu'un sait pourtant ce que j'ai fait l'été dernier...
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Ô grande idée! J'arrive et j'ai déjà envie de m'autostranguler en arrivant sur le parking...Oui, c'est SAMEDI et il est 14h...
Alors après m'être garé sur le parking annexe 18 et avoir marché environ 10 minutes, j'arrive aux portes du supermarché, une liste bien précise dans la main, et j'me dis "faisons court"(....j'suis sorti à 16h.)
Besoin d'essuie-glaces: j'me renseigne donc auprès du vendeur: il me regarde , presque inquiet.....(Parce qu'un samedi après midi, c'est le défilé toute saison des familles: papa/maman, enfants, grands parents, cousins, animaux, tout sourire...)
" Oui j'suis tout seul. J'fais mes courses. Non, mes enfants ne sont pas malades à la maison. Ma femme n'est pas en voyage d'affaire. Je ne suis pas récemment séparé, ni divorcé, ni veuf, je ne fais pas l'objet de mesures d'éloignements spéciales. Ma femme n'est pas retenue en otage au Tadjikistan par des militants indépendantistes d'Al Quaida et n'a pas, non plus, contracté la lèpre à la suite d'un voyage humanitaire dans les provinces éloignées du Chili : je fais juste mes courses pour MOI".
Le vendeur ne s'en remettra pas.
La magasin pullule de familles "ultrabright" aux parents sans autorité ou à la recherche de l'image d'Epinal qui par conséquent ne voudront pas paraître impatients avec leurs enfants en leur demandant:
- d'arrêter d'émettre des cris over stridents à ultrasons qui te font directement te figer et penser aux pires films d'horreur que tu as vus et que tu es soudainement prêt à reproduire à outre mesure.
- de ne pas se rouler au sol dans les allées centrales en se tabassant, pleurant tellement fort que mère Térésa en personne leur perforerait la gorge sans la moindre hésitation...
Inspiration profonde, je continue la tête haute, couteau au poing.
Je me surpends à croiser des familles qui font une consommation directe sur place des produits en magasins, les emballages et détritus cachés dans le même rayon ou laissés au vu de tous. Je m'attends donc à voir des gens pickniquer au rayon fuits et légumes, voire à dresser une table et allumer un barbecue, mais serai déçu sur ce point.
J'avance dans les rayons et je me concentre sur ma liste, tout en engageant une bataille de caddy avec Mamie et Papi ( qui n'ont malheureusement pas eu une seconde dans leur emploi du temps de retraité pour venir faire leur course la semaine entre 9h à 20h, mais pensent sûrement plus mâlin de venir aujourd'hui et ainsi contribuer au grand rassemblement d'explosion des nerfs)...
J'approche de la fin. Je m'approche de la caisse et culbute un enfant au passage, il ne pleure pas car il a deviné dans mes yeux que c'était dans son intérêt...
Voilà. Alors...Je n'ai pas rejoins le groupe " pour ceux qui choisissent TOUJOURS la mauvaise file au supermarché" sur Facebook, pour rien:
A mon arrivée en caisse, j'ai l'habitude de regarder les gens aux autres caisses au même niveau que moi: j'gagne jamais...
C'est presque mon tour, j'ai eu le temps d'entendre MALHEUREUSEMENT les conversations de vie des gens devant ET derrière moi et j'entends alors la caissière :
" Laissez passer la femme enceinte!!"...
Je me retiens de dire non et de faire la remarque à la future mère, qui se plaind du monde et de sa condition, que ce n'était surement pas le meilleur moment de la semaine pour faire les courses alimentaires pour apparemment une vingtaine de personnes: si elle n'avait pas acheté de sac de ciment, elle avait cependant choisi les articles les plus imposants du magasin: 2 pack d'eau ( bouteilles 2 litres), lait, lessive format éco 10kg...Elle avait du oublier le sac de terreau.
Biensur, elle fait des grimaces, la caissière semble la plaindre, moi j'ai plutôt envie d'appeler l'assistante sociale, voire une équipe d'IVG...
C'est enfin à moi, j'me demande si la caissière ne va pas m'annoncer qu'elle ferme sa caisse, ou faire une crise d'apoplexie, partir en pause ou ne pas arriver à lire le code barre de mon camembert et d'appeler au micro le "roller" qui se sera ouvert l'arcade en trébuchant sur le caddy de papi/mamie...
Mais non: je passe à la caisse, je paie, je récite à voie haute un AVE MARIA et un NOTRE PERE. Je retourne à l'annexe 18 et je rentre me flageller d'avoir eu l'idée merveilleuse de venir au supermarché au moment où le gratin des supermarqueurs s'était donné RDV.
Mais tout va bien, j'vais pouvoir revoir mes proches et mes amis, cet affreux "côôchemar" est enfin terminé.
Quelqu'un sait pourtant ce que j'ai fait l'été dernier...
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samedi 30 octobre 2010
Boulot, bonjour...
Pendant que le monde continuait de tourner rond pour certains( lol, les gens sont stupides), j'ai soudain senti un trop plein.
Au moment où j'ai pris conscience de mon aliénation pathétique à...du travail; qu'on me faisait, de surcroît, parvenir à outrance puisque c'est bien connu: j'suis conscilliant (mdr), dévoué (ptdr),over consciencieux (triple lol) et j'adôôôre repousser mes limites au delà du réél et de l'humainement encaissable.
Ce courant électrique m'a traversé les veines, genre possession diabolique (j'ai presque même pissé bleu d'ailleurs) : je pétais un plomb...
Dans un élan d'excitation et de bravour, et fort d'une haute dose d'adrénaline, qui va de paire avec mon stade émotionnel , je presse le pas dans le bureau de mon supérieur, le visage blafard, les membres semi-raides, les sourcils figés, sans le moindre clignement d'oeil (ce qui décèle généralement des problèmes psychotiques inquiétants, mais le flingue en moins...pis aussi j'me frotte pas le front contre le revers de ma main...trop).
- Bonjour, entrez, qu'est-ce que je peux faire pour vous aujourd'hui?
- Ben, me virer...
- Euh...{sourire}
- Non mais j'délire pas, là j'en ai ras-le-cul.
- Euh..., mais vous savez, il faut savoir prendre du recul.. ne pas le prendre les choses personnellement... prendre les choses selon leurs priorités...on va pas vous virer...ce n'est pas...
- Bon, si vous voulez pas m'virer ça sert à rien d'épiloger 3 heures ni de faire des grandes leçons sur le contrôle de soi, j'm'en cogne. Par contre, j'ai pas spécialement l'intention d'faire l'effort de m'fouler un neurone de plus aujourd'hui...donc j'vais calmement m'bouger à la cafet', me taper un thé aux 3 saveurs
- ...je...
- si ça vous plait pas c'est pareil- et après regarder un peu les oiseaux migrer. Le reste, j'm'en contrefous: tes contrats et tes commandes, tu peux même les accrocher au mur et pisser d'ssus.Voilà.
Au moment où j'ai pris conscience de mon aliénation pathétique à...du travail; qu'on me faisait, de surcroît, parvenir à outrance puisque c'est bien connu: j'suis conscilliant (mdr), dévoué (ptdr),over consciencieux (triple lol) et j'adôôôre repousser mes limites au delà du réél et de l'humainement encaissable.
Ce courant électrique m'a traversé les veines, genre possession diabolique (j'ai presque même pissé bleu d'ailleurs) : je pétais un plomb...
Dans un élan d'excitation et de bravour, et fort d'une haute dose d'adrénaline, qui va de paire avec mon stade émotionnel , je presse le pas dans le bureau de mon supérieur, le visage blafard, les membres semi-raides, les sourcils figés, sans le moindre clignement d'oeil (ce qui décèle généralement des problèmes psychotiques inquiétants, mais le flingue en moins...pis aussi j'me frotte pas le front contre le revers de ma main...trop).
- Bonjour, entrez, qu'est-ce que je peux faire pour vous aujourd'hui?
- Ben, me virer...
- Euh...{sourire}
- Non mais j'délire pas, là j'en ai ras-le-cul.
- Euh..., mais vous savez, il faut savoir prendre du recul.. ne pas le prendre les choses personnellement... prendre les choses selon leurs priorités...on va pas vous virer...ce n'est pas...
- Bon, si vous voulez pas m'virer ça sert à rien d'épiloger 3 heures ni de faire des grandes leçons sur le contrôle de soi, j'm'en cogne. Par contre, j'ai pas spécialement l'intention d'faire l'effort de m'fouler un neurone de plus aujourd'hui...donc j'vais calmement m'bouger à la cafet', me taper un thé aux 3 saveurs
- ...je...
- si ça vous plait pas c'est pareil- et après regarder un peu les oiseaux migrer. Le reste, j'm'en contrefous: tes contrats et tes commandes, tu peux même les accrocher au mur et pisser d'ssus.Voilà.
mercredi 15 septembre 2010
UPS Bonjour...
- J'aurais voulu savoir où se trouve le colis qui a été collecté par un de vos agent jeudi et qui n'est pas arrivé?
- J'me permets d'vous contredire, dans le système c'est écrit qu'il a été collecté vendredi,et si vous vouliez qu'il arrive plus tôt, 'fallait prendre le tarif supérieur.
- ......Ok, donc le mec qui est s'est pointé avec un camion et l'uniforme DHL et qui a pris mon colis CE jeudi 09 sept., c'était sûrement juste un mec qui savait pas quoi foutre de sa journée et qui a accidentellement sonné à la bonne adresse, c'est ça?
Non mais Ducon, ça t'a pas percuté q'ton collègue, il ait pu s'planter, voire même, au vu d'la consicence professionnelle affligeante dont tu fais part, avoir scanné le colis seulement le lendemain pour une raison tout aussi merdique que ta capacité à répondre à une question simple. Ben non, c'est tellement plus facile de m'faire passer pour le roi des cons sans faire le moindre effort de compréhension sous peine de t'déclencher à coup sûr un saignement nasal.
De surcroît, je suis ô combien heureux de n'pas avoir dépensé plus pour t'entendre geindre un conseil aussi utile que d'me torcher l'cul après une diahrée carabinée.
Non là, j'serais carrément plus chaud pour faire un don au développement nucléaire de l'Iran que d'faire profiter la société qui a osé t'faire confiance et signer ton contrat...
Allez j'te laisse, j'ai poney dans 10 minutes.
_
- J'me permets d'vous contredire, dans le système c'est écrit qu'il a été collecté vendredi,et si vous vouliez qu'il arrive plus tôt, 'fallait prendre le tarif supérieur.
- ......Ok, donc le mec qui est s'est pointé avec un camion et l'uniforme DHL et qui a pris mon colis CE jeudi 09 sept., c'était sûrement juste un mec qui savait pas quoi foutre de sa journée et qui a accidentellement sonné à la bonne adresse, c'est ça?
Non mais Ducon, ça t'a pas percuté q'ton collègue, il ait pu s'planter, voire même, au vu d'la consicence professionnelle affligeante dont tu fais part, avoir scanné le colis seulement le lendemain pour une raison tout aussi merdique que ta capacité à répondre à une question simple. Ben non, c'est tellement plus facile de m'faire passer pour le roi des cons sans faire le moindre effort de compréhension sous peine de t'déclencher à coup sûr un saignement nasal.
De surcroît, je suis ô combien heureux de n'pas avoir dépensé plus pour t'entendre geindre un conseil aussi utile que d'me torcher l'cul après une diahrée carabinée.
Non là, j'serais carrément plus chaud pour faire un don au développement nucléaire de l'Iran que d'faire profiter la société qui a osé t'faire confiance et signer ton contrat...
Allez j'te laisse, j'ai poney dans 10 minutes.
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vendredi 20 août 2010
J’ai bougé et j’ai acheté un frigo, ou le chemin de la crucifixion
Afin de me faciliter la vie, et après mûre réflexion j’ai eu l’idée grandiose de déménager.
Déménager, c’est changer de lieu d’habitation principal…
Lol. En vrai de vrai, c’est passer à 2 doigts de l’alcoolisme et de l’envie de passer le niveau « serial killer » ( un serial killer, c’est un tueur en série) après s’être confronté de nouveau au génie humain du « contre bon-sens » :
- Bonjour, je viens pour la visite de l’appart…
- C’est une porte ancienne, j’arrive pas à l’ouvrir, désolée ( oui enfin j’me suis tapé une heure de route avec 35°C dans la caisse alors tu fais un effort)
…Oups, la clé s’est cassée dans la serrure.( Bravo, j’suis encore tombé sur LA connasse.)
…Mais attendez j’vais essayer de réparer ça ( Ah, parce qu’en plus d’être aussi maladroite qu’un cul de jatte en roller t’as le don improbable de souder le métal ; euh là j’suis bluffé. )
…Ah ben j’arrive pas ( non mais sans déconner, parce que t’y as vraiment cru en plus…Là i’m’faut un Lexomil).
J’vais appeler mon père pour des outils il sera là dans 30 min…Appart : minable. J’ai gagné ma soirée…Ouais c’est ça on s’appelle.
Passons les apparts-bidonvilles de Calcutta que j’ai pu voir, les résidences à économies sous-terraines fluctuantes où le meutre est au bout du couloir ( eh non, pas la vérité), les « oui mais ça on doit refaire ça après » genre : ok, bon, y’a pas de cuisine mais on doit en mettre une bientôt ( c’est ça , et la salle de bain, c’est un projet immédiat ou c’est considéré comme un bonus)
Ensuite, une fois installé ( entre les 2 étapes, j’ai évidemment pris des cours de self control intense), vient la livraison des grosses pièces ; là, c’est comme si personne ne s’était jamais parlé dans les différentes étapes du processus de livraison :
On devait vous livrer un frigo, mais on pourra pas vous livrer ( Pis c’est bien, parce qu’un Frigo, c’est presque pas utile. Mes produits frais en glacière, j’fais comment , j’embauche un Roumain pour venir souffler toute la journée d’ssus ?)
…Mais Monsieur sachez que c’est notre politique de vous prévenir ( ah parce qu’en plus j’suis censé faire une Ola et acclamer ta démarche de pur bon sens ; non mais Ducon , encore heureux que tu me préviennes du retard, arrête de faire ton kéké service 4 étoiles parce que t’as passé un coup d’fil, t’es pathétique)
…Bon on sait pas quand on vous relivrera ( oui ça par contre c’est du top service …Et mon Roumain ? Non parce que j’peux pas le garder ad vitam, il est en instance d’expulsion).
Et quand vient la livraison tant attendue du Frigo, ça sonne à la porte.Vous pouvez v’nir nous aider ? ( ben ouais, carrément, mais v’nez boire une bière et j’me l’monte tout seul…En plus, comme vous auriez du faire l’effort incommensurable d’appeler avant d’arriver, j’suis encore en pyjama : donc c’est bien, j’ai pas l’air d’un con dans la rue en pyjama en train de monter un frigo…à 3…alors q’yavait des roulettes).
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Déménager, c’est changer de lieu d’habitation principal…
Lol. En vrai de vrai, c’est passer à 2 doigts de l’alcoolisme et de l’envie de passer le niveau « serial killer » ( un serial killer, c’est un tueur en série) après s’être confronté de nouveau au génie humain du « contre bon-sens » :
- Bonjour, je viens pour la visite de l’appart…
- C’est une porte ancienne, j’arrive pas à l’ouvrir, désolée ( oui enfin j’me suis tapé une heure de route avec 35°C dans la caisse alors tu fais un effort)
…Oups, la clé s’est cassée dans la serrure.( Bravo, j’suis encore tombé sur LA connasse.)
…Mais attendez j’vais essayer de réparer ça ( Ah, parce qu’en plus d’être aussi maladroite qu’un cul de jatte en roller t’as le don improbable de souder le métal ; euh là j’suis bluffé. )
…Ah ben j’arrive pas ( non mais sans déconner, parce que t’y as vraiment cru en plus…Là i’m’faut un Lexomil).
J’vais appeler mon père pour des outils il sera là dans 30 min…Appart : minable. J’ai gagné ma soirée…Ouais c’est ça on s’appelle.
Passons les apparts-bidonvilles de Calcutta que j’ai pu voir, les résidences à économies sous-terraines fluctuantes où le meutre est au bout du couloir ( eh non, pas la vérité), les « oui mais ça on doit refaire ça après » genre : ok, bon, y’a pas de cuisine mais on doit en mettre une bientôt ( c’est ça , et la salle de bain, c’est un projet immédiat ou c’est considéré comme un bonus)
Ensuite, une fois installé ( entre les 2 étapes, j’ai évidemment pris des cours de self control intense), vient la livraison des grosses pièces ; là, c’est comme si personne ne s’était jamais parlé dans les différentes étapes du processus de livraison :
On devait vous livrer un frigo, mais on pourra pas vous livrer ( Pis c’est bien, parce qu’un Frigo, c’est presque pas utile. Mes produits frais en glacière, j’fais comment , j’embauche un Roumain pour venir souffler toute la journée d’ssus ?)
…Mais Monsieur sachez que c’est notre politique de vous prévenir ( ah parce qu’en plus j’suis censé faire une Ola et acclamer ta démarche de pur bon sens ; non mais Ducon , encore heureux que tu me préviennes du retard, arrête de faire ton kéké service 4 étoiles parce que t’as passé un coup d’fil, t’es pathétique)
…Bon on sait pas quand on vous relivrera ( oui ça par contre c’est du top service …Et mon Roumain ? Non parce que j’peux pas le garder ad vitam, il est en instance d’expulsion).
Et quand vient la livraison tant attendue du Frigo, ça sonne à la porte.Vous pouvez v’nir nous aider ? ( ben ouais, carrément, mais v’nez boire une bière et j’me l’monte tout seul…En plus, comme vous auriez du faire l’effort incommensurable d’appeler avant d’arriver, j’suis encore en pyjama : donc c’est bien, j’ai pas l’air d’un con dans la rue en pyjama en train de monter un frigo…à 3…alors q’yavait des roulettes).
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mercredi 10 février 2010
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